lundi 29 avril 2013

Incertitude totale

Ta nostalgie fait écho à la mienne, ou vice-versa. 




Ce rêve à moitié vivant, où la fin s'écrit différemment. 
Cette vérité retravaillée, loin des adieux étouffés. 

Elle a du connaitre toutes mes amours imaginaires, toutes mes peines dissimulées, mes confidences romantiques. J'ai connu ses rêves, ses désirs d’excès, de plaisirs éphémères dans l'ivresse infinie.
J'ai parfois oublié qui elle était, mais dans ces moments là, je me suis oubliée moi-même.
Mais tu étais là, moins parfaite, mais tout aussi complexe, d'une élégance infinie, comme on l'a toujours voulu, comme elle nous l'ont appris. Ou vice-versa.



Aux Vestiges d'Hier, 
A Ceux de Demain, 
A Nos Amours, 
Fussent Ils Imaginaires,  
A Nos Succès d'Estime, 
A Leur Belle Epoque, 
Qui est Aussi la Notre. 


à Alix et Elsa, où qu'elles soient
et à nos retrouvailles. 

lundi 28 mai 2012

Let's celebrate the irony.


Quand la fatigue ne nous quitte plus. Sortir chaque nuit. Sans réellement savoir pourquoi. Attendre chaque soir, au tournant de ma vie, le moment qui aura un parfum d'éternité.
L'alcool coule dans nos veines. Les verres s’enchaînent, de même que les rencontres
Commencer à se rendre compte que le départ approche. Que nos embrassades ont déjà le goût des adieux. Que malgré les belles promesses, combien en reverrais-je ailleurs que des mes souvenirs?





Le serrer dans mes bras, un dernier sourire avant l'oubli. Ses mains autour de mon cou, le timbre de sa voix au moment de se quitter, quelques mots, pour signifier tellement plus.
C'est une amitié, à peine commencée, qui s’effrite déjà.




mardi 8 mai 2012

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.





"Elle a évoqué tes deux principaux défauts : 
ta vanité et selon tes propres termes, ta relation aberrante à l'argent. "


Je ne pensais pas que cela soit problématique avant d'être mise en face de l’insoutenable réalité. 
Ces défauts, je me les suis appropriés. Ils sont devenus mon quotidien.
Mes relations aux autres s'inscrivent dans ce schéma. 

Je n'appartiens pas réellement à ce monde de luxe, d'élégance infinie et de connaissances. 
Mes maigres acquis intellectuels, mon faible potentiel financier, ainsi que mon approximative maîtrise de l'anglais, font que je dénote sans le vouloir dans les salons d'Oxford. Ce n'est la faute de personne, si ce n'est de nos inhérentes différences.
Ce monde me fascine, je l'observe de loin. Mais je ne renierais jamais ce que je suis, mes origines, mes expériences, elles ont autant de valeurs, si ce n'est plus que leurs parures hors de prix. 





"We'll die in the class we were born
But that's a class of our own my love."






Vieillir. Sans le vouloir.
Comme par erreur. Une belle erreur. Celle que l'on contemple admirative, lorsqu'il est impossible de faire marche arrière, mais que cela n'a déjà plus d'importance. 
Une soirée, trop alcoolisée. J'ai perdu mon portable, avant d'avoir à le demander à ce barman du Buffalo Bar. Situation gênante. J'ai dansé, eu mal aux pieds. J'ai bu et j'ai fumé en quantité industrielle. 
21, comme au black Jack. On redistribue les cartes. Et on quitte la table. Sans savoir ce que l'on a réellement gagné. Le croupier nous ayant à coup sur fait perdre une soirée. 
Peu importe les pertes. Ce qui fera la différence, ce sera la chance. 





vendredi 20 avril 2012

How Am I Supposed To Pretend ?

Avoir peur de l'avenir ne signifie pas vouloir rester dans le passé.
Scolairement parlant, je deviens une adepte de la procrastination. Socialement parlant, mes contacts avec le monde extérieur se résument à aller acheter à manger et parler avec mes colocataire. Financièrement parlant, je suis proche du banqueroute.

Rire ce soir pour mieux pleurer demain.
Rire de la stupidité humaine, tout en rêvant de culture.





J'ai des noirs désirs, des pensées morbides.
Le Malheur.

Trois jours se sont passés depuis l'accident. Je suis sortie de mon lit hier soir, juste quelques minutes, pour voir si il y avait encore un monde derrière la porte. J'avais bien fait attention à ce que mes colocataires soient sorti. Je ne voulais pas les voir, je n'en avais pas la force. Il aurait fallu, devant eux, porter le masque de l'habitude, de l'acceptation. Je passe devant le miroir. Méconnaissable, comme si un moment de tristesse pouvait défigurer des années de bonheur. J'étais pâle, les yeux vitreux et cernés, tandis que  ma bouche demeurait la seule marque des vestiges de ma vie passé. Le rouge de celle ci, intensifié par la fadeur de ma peau, était une ode aux plaisirs, si simples, qui pavaient il n'y a encore pas si longtemps, un monde d'ennui. Entre l'ennui et les décombres, que dire, sinon ton nom.
Une rencontre, imprévue comme souvent. Tu ne devais être qu'un numéro. Si j'avais su, ce soir là, la suite de l'histoire, je ne sais pas si je t'aurais suivi, dans ce taxi noir qui fendait la pluie torrentielle.
Tout commence lentement. Au rythme des verres de bières qui se vident. Je ne sais même pas quand tu as fait ton apparition. Une soirée en pointillé. L'attente. Les shots. La télé. Les discussions. Il n'y a plus d'ordre, plus de lien entre ces évènements. Je me rappelle de l'Ecstasy que tu avais posé sur la table, puis de la pilule que tu avais fait glissé vers moi. Je n'avais pas peur de la prendre. Un sourire de ta part, c'était assez pour me donner le courage de sauter. Tu m'offrais le précipice d'un simple geste de la main. Le flou efface leurs visages, mais pas le tien.



Prélude à l'amour destructeur. A la tristesse infinie.
Voila ce à quoi je rêve les soirs de pluie.
J'ai toujours chercher à aimer. Ils n'étaient pas à la hauteur.







jeudi 12 avril 2012

Paradoxal.



"Moi la nuit quand je m'endors, je t'imagine très bien.
Perdue sous d'autre corps, me réclamant en vain.
Bouffée par les remords de la Saint Valentin.
Je voudrais qu'une fois encore, tu me prennes pour quelqu'un.
Que tes yeux brillent si fort, comme moi quand je suis plein."



La mélancolie. La nostalgie. Le manque.
Fléaux destructeurs.
Quand l'élégance nous quitte. Cet abandon dévastateur...
Prise de conscience tardive.


To speak with the words of others - that's what I'd like. That's what freedom must be.


Cette liste dénuée de sens. Je me sens mal, je me sens faible.
La passion n'est pas derrière ces noms. Noirs et rouges sur carnet de cuir. J'en déteste chaque lettre. Aucun de leurs baisers n'a de saveur.
J'ai tant désiré être libre. Utiliser des mots qui ne sont pas les miens. Impersonnelle jusqu'au bout des ongles. Effrayée par toute forme de proximité affective. J'ai donné peu. Le vide, j'en ai rêvé, et maintenant que je le côtoie, j'en suis malade.
J'ai tant fantasmé la chute. Que j'ai peur d'être déçue du saut. Alors j'observe le précipice.
Retrousser chemin, ou prendre de l'élan?

jeudi 5 avril 2012

Nothing Ever Lasts Forever.


Alors que je gagnais, les jetons, accumulés, entassés à la p
erfection devant moi, prête à lancer l'assaut final, les règles subitement changent. Le principe du jeu est tout autre, la récompense infiniment plus prestigieuse. Je dois apprendre les règles, car celles ci je ne les maîtrise pas. Je ne joue pas à ce jeu ici, c'est un jeu de longue haleine. Le début est facile, il ressemble en tout point à la Séduction. Le problème, c'est que la Séduction laisse place aux Sentiments. Quand ces derniers font leurs apparitions sur la table, il est trop tard pour faire marche arrière, et l'on a déjà peur de perdre. Viens la carte Amour, et on ne sait jamais, qui exactement, l'a entre ses mains. Beaucoup de questions concernant celle ci, car si l'on mise bien ses jetons, avec elle, on peux finalement gagner. Mais pour miser, il faut être sur de ce que l'on fait, sinon, on doit quitter la table, toujours à contre coeur. Il y a quelques mois, j'ai perdu, toi aussi. Mais vu qu'on a quitter la pièce, on ne sait pas s'ils continuent à miser sur nous, ou bien sur d'autres. Alors on reste accroupies, dans la pénombre du couloir, attendant qu'ils sortent enfin, pour nous expliquer si le jeu est terminé, et comment il s'est fini. Mais en attendant, pour patienter, on joue à la Séduction. Et avec un peu de chance, ça deviendra un jeu tellement enivrant qu'il évoluera, et qu'on oubliera les résultats des précédentes parties.




Continuons de parier, sans savoir exactement ce que l'on fait. Tout en conservant, l'ultime élégance, dans la victoire, comme dans la défaite.


Palace Crush. Encore et encore. Toujours à la même table, dans ce bar que je connais si bien.
Le Barman, toujours lui, m'adresse un regard en coin. Un demi-sourire et je rejoins ma place.
Tout semble idéal, la musique est la bonne, et malgré la fraîcheur de la nuit, les étoiles brillent à la perfection. Malheureusement, je rêve d'une autre compagnie, plus charmante, mais également intéressante. Je rêve à toi. Ce soir, je n'étais pas Alix, et même lorsque je m'en approche, ce qui arrive parfois, qu'est ce qu'Alix, quand Elsa est retenue ailleurs.
A chaque gorgée, sans pouvoir m'en empêcher, je soupirais: "A nos amours, à nos succès, à notre Belle Epoque".
Comme un appel d'outre Manche, comme une requête insatisfaite, comme une complainte étouffée. Tel un désir d'éternel. J'hurle ton nom, tout en étant aphone.
A dans quelques heures.

lundi 2 avril 2012

Portant avec désinvolture le masque de la nuit.

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Me voila qui me réveille. D'un long sommeil, rêvant d'obscurité, insondable et parfaite. Je me prépare longuement, une routine parfaitement assimilée. N'ayant que l'élégance pour unique occupation.
Et tandis que l'astre du jour est appelé ailleurs, la lune argentée ne resplendit que pour mon passage. Je suis sa dévouée prêtresse, lui dédiant des heures entières. Riant aux éclats, non pas pour ceux qui m'entourent, mais pour moi même. Le sourire invincible. L'assurance suivant chacun de mes pas. Plus rien n'obstrue mes envies. Je tue la raison à coup d'alcool fort, homicide volontaire, recommencé encore et encore.





Bars gay de Cardiff. Triangle des Bermudes de nos ennuis.
Lieux parfaits où l'amusement à toujours sa place.
L'extravagance y côtoie l'élégance, de soir en soir, sans interruption.
On me flatte, on m'adule, on m'admire, et j'y prend gout.


La ville m'appartient enfin.



dimanche 25 mars 2012

Hey, Open Wide, Here Comes Orginal Sin.


Dans la ronde incessante des inconnus, dont je ne peux pas m'échapper. Sans même savoir si je le désire. Je me perd, me cache. M'immisce dans les conversations, dans les vies, dans les rêves. Bal silencieux, où tout tournois, trop vite, trop fort.

La reine de la soirée, la princesse de leur nuit, qui disparaît au petit matin.



Le soleil dans les rues pavillonnaires de Cardiff. Le sourire aux lèvres. Rien de bien excitant au premier abord. Mais si tu me voyais sourire, de joie et de plaisir. Une ballade post-prandiale, sans but précis. Tout est magnifique. Mes gestes sont lents, mon bonheur réel. Mes doigt cherchant dans un sac trop grand ma musique. Prenant cet air de petite fille à la fois perdue et heureuse. Ils me regardent, je leur souris rapidement. Je dévisage chaque passant, lève les yeux au ciel, dans une prière silencieuse. Je regarde les nuages blancs de ce ciel si bleu. Je me veux élégante, je passe ma main dans mes cheveux. Je pense à toi. Je m'arrête dans un café. Lieu Hipster et hors de prix. Mais cette table en bois veillie me plait infiniment. Ajustant mes lunettes de soleil. Portant le stylo à mes lèvres, frôlant ma joue dans une caresse. Comme si l'on m'observait, je demeure picturale.
Les magasins sont fermés dans la plus grande majorité des cas, mais pas cette épicerie. Quelques fruits, des légumes, des gâteaux... Puis au détour d'une des rares boulangerie, je prendrais un cappuccino à emporter et un croissant. Il s’effritera lentement alors que je rentrerais chez moi.

Les soirées sont douces. Les cocktails sont à présent bus en terrasse, accompagnés de cigarettes. Les concerts, dans des bars bondés s’enchaînent. Des collants déchirés. Mes robes jetées sur le sol de ma chambre. Des chaussures dans tous les coins. Des feuilles de cours parsemant les pièces. Les vacances approchent. Tout le monde va à la plage. Il y a déjà un gout d'été qui parfume le Pays de Galles, et cela ne me déplaît pas, bien au contraire.



mercredi 14 mars 2012

Gin in teacups and leaves on the lawn.


Le soir où nous nous sommes enivrées dans la brise printanière, restera gravé dans ma mémoire. Le froid, le vent, la beauté des pavés aux reflets rouges et dorés sous les lampadaires. Ce banc, en acier, aux courbes parfaites. J'oublie déjà certains détails, mais ni les couleurs, ni nos rires ne pourront s'effacer aussi simplement.



"Power to the people
We don't want it
We want pleasure
And the TV's try to rape us
And I guess that they're succeeding
Now we're going to these meetings
But we're not doin' any meetin'
And we're trying to be faithful but we're cheatin', cheatin', cheatin'
I'm the hero of this story. I don't need to be save"

Regina Spector - Hero



I'm the hero of this story I don't need to be save.

Le sable tu en es malade, alors dans ton étendue d'eau qui s'étale à l'horizon, je plonge lentement, je cède et me laisse porter quelques minutes à la surface. Le soleil sur ma peau, et l'eau cristalline donnent envie de s'y éterniser. Alors je commence à lâcher prise, à sombrer. Petit à petit, je m'enfonce, sans lutter, bien au contraire. L'eau devient de plus en plus froide, l'air commence à me manquer. Et voilà le moment que je recherchais: le déclic, le vertige, le bord du précipice, la peur d'être aller trop loin. Je ferme les yeux, espérant retrouver un nouveau souffle, mais rien n'est assuré. Et dans cet instant d'inconscience, je rêve d'être réveillée, par la chaleur des rayons du soleil de début d'après midi, portées par les vagues bienveillantes, pour se retrouver, saine et sauve, sur ce sable, que tu abhorres.




Une photographie mémorielle, rien de plus. Du tabac, des verres vides, des cendriers remplis. Les cadavres de cette soirée trônent encore sur la table basse. Comme les décombres d'un monde chamboulé de plaisir. Le vin passe de la bouteilles aux tasses de thé. L'on boit, l'on fume. C'est plaisant.
Puis une fois que tout sera débarassé, que restera t'il dans ma mémoire?
Un rien, un puzzle de souvenirs flous. J'aurais tellement voulu que tu sois là. T'imaginer dans ce canapé, à mes cotés. Une tasse de vin rien que pour toi. Ce serait comme t'ammener dans un monde, qui n'appartiendrais qu'à nous. Ce monde existe, pour Elsa et Alix. Nourries d'élégance et de beauté, elles se construisent un monde, tissés de fil d'argent, de plus en plus grand. Nos espoirs, nos rêves sont leurs vies. Comme elle sont belles ces impératrices de l'Art.

We'll make a New Art for the people.
We've already made a New Art for the two of us.

mercredi 7 mars 2012

L'abyssale tumulte de mes envies.


Rien n'est jamais aussi beau que lorsqu'on le regarde à travers la vision d'un artiste.
Sublimant chaque instant. Tom Ford réalise avec A Single Man, une oeuvre bouleversante et magnifique. Dans chaque plan comme dans une photographie, l'on entre plein de superstition et je crois que voici venir la passion. Initium, d'un monde en noir et blanc, puis un mélange de couleurs pastelles qui deviennent flashies.



Je me suis sentie heureuse, simplement car c'était beau. On était avec ma coloc', mangeant simplement, des beignets de pommes de terre et un steak tout en buvant du vin. Puis il m'a envoyé un message, à 2h du mat', me demandant s'il pouvait venir. Il est arrivé une heure plus tard avec des pizzas. Il était bourré, c'était déplaisant sur le moment, j'ai eu envie de le mettre à la porte. Mais la journée qui à suivi était agréablement plaisante. Des films, des baisers, beaucoup de tendresse. Faire l'amour dans la douche, couché par terre, debout contre la fenêtre... Puis on est sorti, boire un verre, pour finir chez lui. Une journée à la fois rapide et vide de sens, mais agréable.
On baise dans le vide, comme ça. La raison, l'ennui principalement. Un jour je me réveillerais et je ne le désirerais plus. Ce ne sera pas triste, au contraire. Ce n'est même pas une histoire, c'est un vide qui se comble, petit à petit.

lundi 27 février 2012

Les réminiscences de ce passé lointain sont présentes partout.



What are you doing ?
Enjoying myself.
What did you enjoy ?
I don't know, everything. (while putting a cherry in her own champagne glass)


Aligné à gaucheFred Astaire et sa soeur Adèle, la grâce et l'élégance. Il est né un 10 mai.

Mes rêves en noir et blanc, compensent ma réalité qui n'a, du moins pour aujourd'hui, rien de gracieux. Mais il est si facile de ne pas tenir compte des faits. J'aurais parfois envie de t'offrir la vérité, pure, crue, mais elle est le plus souvent morose. Alors je fabule...

Un dîner mondain, les lustres allumés, font danser en ombres chinoises, les espoirs inavoués de tous les invités. De belles robes, couleurs de sang, d'émeraude et de mort, embaument déjà les corps. Drapés savamment, ses femmes sans age, auront toujours les traits, purs et parfaits, de la jeunesse attentiste et audacieuse. Des hommes cultivés et élégants, se mêleront au décor. Tous nous seront inconnus, ces hommes pour lesquels l'on échappe à tout, l'on échappe à soi-même. Et dans ce bal incessant, plus élégantes que jamais, nous porterons le champagne à nos lèvres peintes de carmin. Et l'éternelle litanie, des jours sans saveurs, s'arrêtera, pour un instant. Mais peux importe la durée, lorsqu'il y à l'intensité, l'ivresse et le plaisir.

Certains moments valent plus qu'une éternité.

jeudi 23 février 2012

Trying to be something that I wasn't at all


La motivation me manque.





"Girl, I want nothing less than pleasure
Boy, we made such a mess together

And did you think I'd stay the night?
And did you think I'd love you forever?"
Sufjan Stevens


4 mots, si simples. Mais puisqu'ils sont de lui, je m'y perd, je m'y plait.
Cherchant des significations plus complexes. Une référence à moi, à nous.
Il n'est rien. Un homme sans passé, sans avenir.
Je suis néanmoins, attirée par lui.

Les hommes fascinants ne courent pas les rues. Et nous ne nous contenterons que de ce qu'il y a de meilleurs. Ils ne possèdent que rarement la moitié des qualités requises.
Je pense depuis longtemps que l'on ne tombe amoureuse que dans le désir d'un contentement narcissique. Cherchant chez l'être aimé, les qualités personnelles que l'on désir flatter.
Voilà la tragédie de notre existence. Nous sommes trop bien pour le commun.
Égotisme exacerbé ? Je prend plaisir à ne pas y croire.

J'ai envie de le revoir tout en sachant que cela ne mène à rien. Une perte de temps.
Perd t'on du temps lorsqu'on prend du plaisir ?


Words are futile devices, comme il dit.

mercredi 15 février 2012

I've never been confident with goodbyes.


Rien n'est jamais terminé, simplement mis entre parenthèses pour une durée indéterminée, parfois on n'y revient jamais. On n'y reviens pas pour garder une forme d'authenticité, ou par ce que l'on manque de temps ... Tandis que d'autre fois, on réécrit des paragraphes entiers, on change la ponctuation, le vocabulaire aussi, plaçant ça et là des oxymores, des métaphores, des antithèses...

Si tu suis mon regard, tu verras des doutes, des gens qui partent tard, tard au bord de la route,
Tu verras son sourire, et le creux de ses bras, tu liras tout Verlaine, tu rentreras chez moi.


Mais reprenons l'histoire du début.
Timide, comme souvent, trop. Mal à l'aise, n'osant pas faire le premier pas, alors que j'en rêve, alors que je ne désire que cela. J'en annulerais le reste, pour un moment d'infini dans ses bras. Une affirmation d'immortalité.
Au lieu de ça, je passe Lay Your Head on my Chest.
Je sais ce que tu me dirais, de passer autre chose que du Herman Dune, que tu en as assez de cette chanson. Pourtant chacune correspond à une occasion particulière. Un voyage en train sous la pluie, un moment de nostalgie, un verre de vin solitaire, une pour la beauté des rêves, et pour les réveils difficiles... Et Lay Your Head on my Chest, elle sera pour lui ce soir, et pour une durée encore indéterminée.
Je ne serais probablement jamais à lui, ni pour un soir, ni pour une nuit. Mais y penser, en rêver, c'est suffisant, du moins, pour l'instant.

Le temps passe vite, alors que l'on boit du vin en mangeant le chili qu'il vient de cuisiner. Une sortie, regain d'excitation, tant de promesses implicites, d'espoirs à venir.
Puis je y croire ? Sans doute oui, mais j'ai peur de me tromper. Je sais parfaitement ce que je veux, et ce qu'il espérera si l'on s'embrasse. Et ces deux versions, si différentes, si proches, m'effrayent. Je tombe sous le charme d'un homme comme on allume une cigarette. C'est à dire trop souvent, pour un trop court moment. Une étincelle, une flamme qui s’élève pour s'éteindre. Puis des cendres, et l’incandescence, qui dure à peine le temps d'une chanson, d'Herman Dune à l'évidence.

Quelques bières, des cocktails, de trop nombreuses cigarettes. Je suis en face de lui, assisse à une table au fond du jardin de ce pub. J'en oublie les autres lorsque son pied effleure lentement sur ma cheville. Sa main sur ma cuisse, nos doigts qui s'emmêlent, doucement, élégamment. Cardiff, son enchantement, ses excès...
On monte à l'étage avec les autres, de la musique trop forte, mais excellente. Alcoolisée, je laisse la musique guider mes pas, mes gestes. Les lumières stroboscopiques me font perdre la notion de temps, d'espace. Il m'attrape le bras, me serre contre lui, l'on s'embrasse contre le mur, devant ses amis, devant Neema. Mais au diable la discrétion, ce moment magnifique, il n'appartient plus qu'à nous. Cette musique de Metronomy, la pénombre de la pièce, la douceur de ses baisers, mon manque d’inhibition temporaire.

Fin de la soirée, retour en taxi. Have Sex, Have Fun.

Lendemain matin, son corps contre le mien. Le mal de tête qui persiste. Le maquillage à enlever. Le besoin de ranger ma chambre, en perpétuel chaos. Et surtout laver les draps. Prendre une douche. Manger. Et sourire alors qu'il s'en va.


lundi 13 février 2012

Nuit sans étoiles, nuit obscure.


Soirée perdue, mais néanmoins loin d'être dépourvue d'intérêt.
Alors que je m’apprêtais à passer une soirée tranquille, tarte tatin et film de fille, ils sont arrivés. Des amis à ma colocataire restaient dormir. Deux musiciens, un batteur et un guitariste. De minuit à 4h du matin, faire connaissance autour d'un joint. De la musique, des séries stupides, de la fumée et de l'alcool.

Il était mignon, l'air mi-punk, mi-mod, un peu rebelle, mais brillant dans le même temps. Un beau mélange entre les années 60 et 70.
Chemise à carreaux bleu et vert, par dessus un pull bleu marine. Pantalon noir slim et chaussettes bleu nuit. Une forme de perfection esthétique. L'air si beau que je douterais presque de son hétérosexualité.
Les autres vont se coucher. Un nouveau joint. De la musique. La mienne, puis la sienne, rien à redire. Il allait dormir dans le salon et moi dans la chambre accolée. Spanish Sahara résonne, de plus en plus fort, de plus en plus beau.

I am the fury in your head
I am the fury in your bed
I am the ghost in the back of your head
'Cause I am.



La suite, n'a plus d'importance.
La suite, elle n'est pas à moi. Elle ne l'a sans doute jamais été.
Je te l'offre donc. A ton imagination, à ton bon plaisir.

mercredi 8 février 2012

Sa splendeur évoquée, en adoration.


Moi qui n'ai connu, toute ma vie, que le ciel du nord ... Me voilà sous le soleil septentrional, émerveillée d'un rien. Heureuse, tout simplement.


Quand on parle des hommes et d'amour, un verre à la main. Quand on ris aux éclats. Quand on ne se dit pas un mot, mais que nous nous comprenons malgré tout. Quand tout à été dit, et qu'on parle encore. Tu me parles de tes doutes, de tes peurs, de tes envies. Mais je suis trop loin pour agir, et surtout pour en comprendre toutes les subtilités. Je me sens parfois seule et délaissée, n'ayant pas ton talent en ce qui concerne l'adaptation sociale, mais cela ne fait rien, le bonheur n'est pas chez ses inconnus, le plus souvent, sans aucune saveur.

Tu es le soleil, la prochaine atmosphère, les nuits chancelantes, le numéro de téléphone griffonné sur ma paume, à l'encre noire, et qui s'efface déjà.
Ô idéale Elsa, être polymorphe, présente partout. Fantasmée, irréelle, élégante, nostalgique, triste et heureuse dans le même temps, parfaite...

Je suis snob, excessivement. Ayant dédié ma vie à l'élégance. Tout comme toi, scellées à jamais, par cette promesse implicite, à Toujours. Tandis que les fleurs fanent, partout, l'inexpugnable arrogance de ta beauté, indélébile et immortelle, éclaire les pavés. Être Dorian Gray, hier, aujourd'hui et pour l'éternité.
Evidemment, toi et moi, formons un Nous, insondable, incompris, et en cela même d'une élégance infinie.


mardi 31 janvier 2012

Première page de l'histoire. L'encre coule déjà.


Je souris malgré moi, rien qu'en t'imaginant.
Un regard, un demi-sourire. Et nous partons, prenant la route qui mène a nos rêves adolescents.
Romançant toujours chaque page de nos histoires. La peur de l'ennui, l'envie d'aller trop loin.
De se sentir en vie.





Teint de porcelaine, la jeune Alix deviendra grande ce soir. Les préparatifs prennent du temps. La bouche bien rouge, les yeux trop noirs, une petite robe en soie, son chapeau à broderie, et le manteau sur les épaules, elle s'enfuit déjà. Elle se presse, comme si elle était attendue. Pourtant il est encore tôt. Elle ne connait personne encore, mais cela ne va pas tarder. Sa tenue, construite avec gout, se remarque immédiatement. Elle commande un verre, et compte les sourires qu'on lui adresse.


Elle lève son verre, "à nos amours, à nos succès, à notre belle époque", un verre levé à Elsa de la part d'Alix, elle sourit. On vient la saluer, elle entame la discussion. Commence a parler de tout de rien, il semble fasciné, elle s'ennuie. La discussion continue trop longtemps. Elle s'excuse d'une simple inclinaison de tête, change de place pour s'installer dans un fauteuil en cuir, un nouveau verre à la main, moins à son gout, mais on ne refuse pas un présent.


Un américain intrigué, s'approche et lui parle. Il ne comprend pas bien cette fille qui lui fait face, l'interroge sur sa tenue. Ces hommes stupides, dénués de goût, d’intérêts. Il est tout ce qu'elle déteste. Elle réponds avec charme, il la regarde l'air ébahi, sans doute n'a t'il pas compris la signification de sa réponse. Mais ça n'a déjà plus d'importance, elle est ailleurs, hors de portée.


Nouvelle tête. Enfin, dans un premier temps, ce sont ses chaussures qu'elle remarque. C'est souvent ainsi avec elle, on capture son intérêt par un détail. Ici, il s'agissait de chaussures en cuir noires, pointues, portées avec désinvolture. Un peu de boue sur le dessus, les chaussures d'un homme élégant, mais pas coquet. Elle lève progressivement les yeux, un jean légèrement slim, d'un beau bleu foncé. Elle approuve. Une veste, en cuir peut être, ouverte sur une chemise claire. Il la regarde, elle détourne les yeux. Il l’intéresse, elle ne veux donc rien précipiter, rien faciliter. Elle attend plusieurs minutes, portant son attention sur lui trop souvent. Mais prétextant être fascinée par son voisin. Il se rapproche. Elle se tourne enfin vers lui. Un sourire, puis elle baisse très furtivement le regard vers ses propres pieds, et enfin revient à son visage. Les présentations sont réalisées. Il est intéressant. Elle ne sait pas toujours quoi dire. Il y a des blancs. Elle les couvrent de sourires. Un autre homme cherche à s'interposer. Il y parvient pendant quelques temps, mais la discussion est entrecoupée, par des regards, des rires complices entre les deux soupirants.


Le temps passe trop vite, elle s'amuse enfin, mais doit se résoudre à partir. Elle remet son manteau, il propose de la raccompagner. Elle en est ravie. Il fait bien sombre dans les rues faiblement éclairées de la ville galloise. Le sol glacé glisse, il lui propose l'appui de son bras. Elle s'en saisit. Le trajet passe rapidement, ponctué de fou rires, de regards qui en disent longs. Les voila devant sa porte. Moment de gène, dissipé par une phrase, un regard amusé ... Un au-revoir en bonne et due forme. Il la serre dans ses bras. Elle se faufile dans son appartement, rapidement, sans un regard, alors qu'il reprend la route. Le chaud l'englobe, c'est plaisant, mais elle avait, pour un instant, oublié le froid.


Ce soir la, elle a rencontré un irlandais fort charmant. Il lui fait légèrement penser à Jim Morrison, mais ça c'est une autre histoire. Une histoire sans passé, sans avenir. Une histoire qui commence à peine, mais qui l'amuse déjà.